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Pour les amoureux de la lecture, des bibliothèques, des livres et des mots. Ce blog soutient les libraires indépendants ainsi que le boycott d'Amazon.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Manga

 

 

Je suis tombée sur le premier tome de ce manga totalement par hasard au détour d'un rayon. Lorsque je l'ai feuilleté, j'ai aimé le dessin, le résumé m'a plu, et comme il était indiqué que la série ne comprenait que 5 tomes, je me suis lancée.

 

Tout au long de cette petite saga, nous suivons l'histoire autobiographique d'Akiko, et particulièrement de sa relation (mentor/élève) avec son professeur de dessin, M. Hidaka.

 

 

La mangaka qui a écrit "Trait pour trait" revient sur sa jeunesse en tant qu'étudiante avec beaucoup de lucidité et sans concession envers son comportement de l'époque.

 

Au départ, M. Hidaka nous apparait comme quelqu'un de très dur (il frappe tout de même ses élèves avec de gros morceaux de bambou !), j'ai souvent lu que sa personnalité dérangeait certains lecteurs. Pour ma part, même si je le trouve bien sûr "fou" par moments, au fur et à mesure des tomes, sa détermination à voir ses élèves réussir, le fait qu'il ne lâche jamais Akiko, même lorsque celle-ci ne fait que pas d'efforts dans ses études, tout ceci le rend attachant.

 

 

En plus de nous faire partager ses jeunes années, Akiko nous dévoile également beaucoup de choses sur le métier de mangaka et les difficultés qu'il comporte (délais à tenir, étapes de préparation...)

 

En fait, Trait pour trait est à la fois une autobiographie, un hommage émouvant, mais aussi parfois très drôle, d'une élève à son professeur et une histoire qui nous aide à comprendre le chemin à parcourir pour exercer le métier rêvé.

 

C'est une série de mangas très bavarde, il y a beaucoup à lire et j'étais triste de la terminer. Akiko et M. Hidaka sont vraiment des personnages attachants , que l'on aime avec leurs défauts et leurs qualités.

 

 

Je salue vraiment le travail de cette mangaka car elle ne s'épargne pas et ne cherche pas à donner d'elle une image parfaite. Et lorsque l'on lit ce qu'elle pense de son attitude parfois égoïste de jeune adulte, on ne peut que se rappeler de nos propres erreurs à cet âge...

 

Trait pour trait est en tout cas une belle série, remplie de jolis moments, et aussi d'humour et d'émotion. Lorsque j'y repense, c'est la voix de M. Hidaka qu'il me semble entendre et il ne dit qu'une chose : "Dessine !"

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Policier, #Historique

Un mot sur l'auteur (source : Wikipédia)

 

Umberto Eco, né le 5 janvier 1932 à Alexandrie dans le Piémont et mort le 19 février 2016 à Milan, est un universitaire, érudit et écrivain italien. Reconnu pour ses nombreux essais universitaires sur la sémiotique, l'esthétique médiévale, la communication de masse, la linguistique et la philosophie, il est surtout connu du grand public pour ses oeuvres romanesques.

 

Titulaire de la chaire de sémiotique et directeur de l'Ecole supérieure des sciences humaines à l'université de Bologne, il en était professeur émérite depuis 2008.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

En l'an 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné par son secrétaire Adso de Melk, arrive dans une abbaye située entre Provence et Ligurie.

 

Pris dans les luttes de pouvoir provoquées par le pape Jean XXII et l'Empereur Louis IV du Saint-Empire, Guillaume est prié par l'Abbé de faire la lumière sur la mort suspecte d'un moine.

 

Débutent alors sept jours d'enquête, de mystères, de morts et de débats de haute volée.

 

Sept jours pour trouver la vérité, ou pour sombrer dans la folie.

 

Le nom de la rose fait partie des romans qui m'intimident, ou plutôt faisait partie puisque j'ai dépassé mes craintes le concernant et que je l'ai enfin lu !

 

Dès les premières pages, j'ai eu l'impression de ne pas avoir quitté Sherlock Holmes (j'avais lu un recueil de nouvelles de ses aventures juste avant), puisque Guillaume s'est lancé dans une série de déductions dignes du grand détective londonien.

 

Passée cette entrée en matière plutôt rassurante, lorsque Guillaume et Adso entrent dans le vif du sujet, les difficultés sont arrivées.

 

Peut-être est-ce parce que j'ai lu une édition des années 1980, mais il est difficile d'apprécier pleinement une lecture si des passages en latin (parfois des paragraphes entiers !) ne sont pas traduits...

 

De plus, les joutes verbales et le contexte historique rendent parfois la compréhension des faits et les enjeux ardus.

 

Si on excepte (et accepte) ces désagréments, il reste une histoire très bien pensée, avec des réflexions très intéressantes sur le rire (qui est une composante importante de l'intrigue), et une érudition incontestable de l'auteur qui nous plonge pleinement au Moyen-Age en en rendant parfaitement la complexité, notamment sur les questions de religion. Certes, l'enquête est le fil rouge du roman, mais Le nom de la rose n'est pas que cela, c'est aussi un "instantané" d'une époque trouble et qui montre combien chacun devait composer avec des avis opposés tout en suivant sa voie.

 

Pourquoi lire Le nom de la rose ?

 

Je dois être honnête, ce livre demande une concentration particulière, on ne peut pas le prendre juste pour cinq minutes. En venir à bout est un challenge, mais cela en vaut la peine. J'espère toutefois que les éditions récentes contiennent des notes, sinon cela engendre forcément de la frustration (notamment sur la toute dernières phrase du livre... merci Internet ! sinon je n'aurais pas pu la comprendre).

 

Cependant, si vous aimez Sherlock Holmes et le Moyen-Age, suivez Guillaume et Adso, vous ne le regretterez pas !

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Comics

Un mot sur les auteurs (source : Editions Michel Lafon)

 

Rudy Gobert : Natif de Saint-Quentin et formé au club de basket de Cholet, Rudy Gobert s'est imposé comme l'un des joueurs majeurs des Utah Jazz de Salt Lake City où il joue depuis son arrivée en NBA en 2013. A l'issue de la saison 2017-2018, il est élu meilleur joueur défensif de l'année. Un exploit qu'il récidive à deux reprises, en plus d'être appelé à jouer parmi les All-Stars. Il est également l'un des piliers de l'équipe de France. Il a participé aux coupes du monde 2014 et 2019 ainsi qu'au championnat d'Europe 2015 où, lors des trois compétitions, la France a obtenu la troisième place. Il a remporté la médaille d'argent aux jeux Olympiques de Tokyo en 2021.

 

Bash est le premier comics qu'il co-écrit, avec la volonté de transmettre les valeurs de courage et d'abnégation qui lui sont chères.

 

Vince Serrano : Le dessinateur philippin Vince Serrano est un passionné de basket. Il a collaboré à des campagnes de communication pour Adidas et les Kings de Sacramento, réalisé les visuels de l'album Rich Shooter du rappeur Young Nudy, avant de se tourner vers l'univers du jeu vidéo. Bash est son premier comics.

 

Hellef Bay : Amoureux du sport et des comics, Hellef Bay est un ancien journaliste sportif et un scénariste de bandes dessinées expérimenté. Il cosigne le scénario de Bash, qui lui permet enfin de joindre deux de ses passions.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Le jeune Rudy ne vit que pour le Bash, un basket futuriste aux règles sans pitié. Même s'il vit dans les bidonvilles de Nevilia, il le sait, il le sent, il sera un grand joueur !

 

Le jeune homme est bien loin de se douter que sa passion risque de l'entrainer sur des sentiers dangereux... et que ses origines pourraient bien lui être fatales.

 

Tout d'abord, comme nous avons affaire à un comics, je tiens à parler du style de dessin. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les couleurs, les graphismes, la mise en page. Il y a beaucoup de dialogues, mais sur certaines planches, on peut vraiment admirer le dessin. Les coloris accompagnent bien l'histoire et servent très bien le côté futuriste.

 

Côté scénario, je craignais honnêtement quelque chose de beaucoup plus enfantin. J'ai été agréablement surprise par le scénario qui sans être révolutionnaire, contient des éléments très intéressants. Dès le début, on est totalement plongé dans l'ambiance de la finale du Bash. Le déroulement de la partie, qui donc nous apprend les règles particulières de ce sport, est dynamique. Tout le reste de l'intrigue est fluide. Les allers-retours entre Rudy et sa bande et les "méchants" sont équilibrés.

 

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce comics, seul regret, j'aurais aimé avoir le tome 3 sous la main pour connaitre la suite de l'histoire !

 

Pourquoi lire Bash ?

 

Faut-il aimer le basket pour lire Bash ? Peut-être, mais même sans être une experte de ce sport, j'ai surtout accroché  l'intrigue et au dessin.

 

Je suis plus de la génération Michaël Jordan ou Richard Dacoury (si le deuxième nom ne vous évoque rien, vous êtes trop jeune !), mais franchement cela m'a aussi donné envie de m'intéresser à Rudy Gobert. Je m'égare, lisez ce comics et faites-vous votre propre opinion, de mon côté je vais guetter la sortie du tome 2 !

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Roman noir

Un mot sur l'auteur (source : Le livre de Poche)

 

Franck Bouysse est né en 1965 et partage sa vie entre Limoges et sa Corrèze natale. Sélection du Prix polar SNCF, Grossir le ciel a rencontré un succès critique et public. Il a notamment remporté le prix Sud Ouest / Lire en poche du festival de Gradignan, le prix polar Michel-Lebrun, le prix Calibre 47 et le prix Polar pourpres. Franck Bouysse est également l'auteur de Vagabond et Pur Sang aux éditions Ecorce, et Plateau aux éditions de la Manufacture de Livres, prix des lecteurs de la Foire du livre de Brive.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Gus vit dans les Cévennes, il est paysan, parce qu'au fond il ne sait pas ce qu'il aurait pu faire d'autre. Son entourage se résume à son chien Mars et à son voisin Abel. C'est lorsque l'abbé Pierre meurt que la vie de Gus bascule, et il ne se doute pas de ce qui l'attend au cours des prochains jours. Une série d'évènements va bousculer sa routine, remettant tout ce qu'il connait en question.

 

Avant tout, je voudrais signaler que sur la couverture de mon édition, il est écrit policier, mais ça n'en est pas un. Roman noir, chronique rurale rude, oui, mais ici pas d'enquête.

 

Bien que ce roman soit assez court (235 pages), il est très dense. J'ai découvert la plume de Franck Bouysse et je la trouve magnifique. Dans ce décor âpre, qui ne fait pas de cadeau à ses habitants, l'auteur nous livre des images, des tranches de vie avec des expressions qui font mouche et qui nous marquent.

 

Ce que raconte cette histoire est dur, implacable, le tout rendu encore plus pesant par le climat, et la rudesse de cette vie. Gus nous apparait comme un homme qui n'a pas vraiment choisi son destin. Il est là, ni heureux, ni malheureux, et nous découvrons son passé, ses douleurs et ses espoirs déçus.

 

Son voisin Abel pourrait sembler plus facile à aborder, à déchiffrer, et pourtant, il est également porteur de lourds secrets.

 

Avec ce livre, j'ai passé un très bon moment de lecture, c'est un mélange détonnant de poésie et de réalité parfois insoutenable.

 

J'ai ressenti plusieurs fois le même sentiment qu'en lisant Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre, d'ailleurs, voici ce qu'écrit cet auteur à propos de Franck Bouysse dans son Dictionnaire amoureux du polar : "Franck Bouysse revendique la ruralité dont il est issu, et dont il tire, comme le faisait Giono, des histoires tragiques qui touchent à l'universel". Chez ces deux romanciers, nous sommes face à des personnages très réels, entrainés vers ce qu'il y a de plus noir chez les hommes.

 

Pourquoi lire Grossir le ciel ?

 

J'ai vraiment eu un gros coup de coeur pour ce roman. Franck Bouysse décrit très bien ses protagonistes, les décors, les ambiances, c'est une écriture très cinématographique. Nous sommes avec Gus, nous vivons avec lui ces jours particuliers, alors que nos vies sont si éloignées de la sienne.

 

Je ne peux que recommander ce livre et j'ai hâte de retrouver cet auteur à nouveau.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Policier, #Historique

Un mot sur l'auteur

 

Etant donné que j'ai déjà chroniqué un livre de Claude Izner, je vous invite à découvrir sa biographie ici

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Corentin Jourdan, un capitaine qui a dû par la force des choses abandonner la navigation, sauve de la noyade une charmante jeune femme en Normandie.

 

Quel est le lien entre ce fait et le meurtre d'une demoiselle devant l'octroi de la Villette ?

 

Voici un nouveau mystère à démêler pour Victor Legris et Joseph Pignot !

 

Si vous suivez un peu ce blog, et que vous avez de la mémoire, vous vous rappelez peut-être que ma première incursion chez Claude Izner ne s'était pas forcément bien passée.

 

Avec ce roman, je me suis réconciliée avec cette série. Est-ce parce qu'il débute en Normandie et que cela me rappelle mes terres natales ? Peut-être, mais pas uniquement, puisque l'intrigue se passe essentiellement à Paris.

 

Si, comme dans Le dragon du Trocadéro, la galerie de personnages secondaires est toujours aussi grande (c'est vraiment un point faible pour moi), l'histoire est beaucoup plus fluide et facile à suivre. Il est plaisant d'emboiter le pas de nos libraires enquêteurs dans leurs aventures. Entre société secrète, procès pour avortement, meurtres... les péripéties s'enchainent jusqu'à un final plutôt convaincant.

 

J'ai aimé les descriptions du Paris de 1894, même si la postface m'a semblé partir un peu dans tous les sens. On peut mesurer grâce à ce roman la précarité de beaucoup de parisiens... et de parisiennes.

 

Pourquoi lire Le talisman de la Villette ?

 

Je maintiens que pour une meilleure compréhension globale des personnages récurrents, il vaut sans doute mieux lire cette série dans l'ordre, cependant j'étais moins perdue que la fois précédente.

 

L'enquête est plutôt sympathique à suivre, Victor et Joseph sont assez drôles à essayer d'agir en secret, ce qui échoue assez lamentablement parfois.

 

Ce livre fait passer un agréable moment, même si l'intrigue gagnerait encore en profondeur sans tous ces protagonistes multiples qui pour certains n'apportent pas grand-chose aux propos de base.

 

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Jeunesse

Tout d'abord, je tiens à remercier Babélio ainsi que les éditions La Bouinotte pour l'envoi de ce livre dans le cadre de ma participation à la masse critique de novembre.

 

Un mot sur l'auteur (source : Editions La Bouinotte)

 

Passionné de cinéma, de littérature et de bandes dessinées, David Verdier est l’auteur de cinq romans policiers dans la collection black Berry. Il écrit aussi des nouvelles, publiées dans diverses revues, des recueils collectifs et sur son blog. Également scénariste de BD, son premier album est édité en 2015, le second tome des aventures des Exquis Mômes, Voyage au bout de l’envers, a été dessiné, comme le premier, par Claude Turier.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Alors qu'ils se promènent en forêt, Archibald et ses amis, Marion et Arthur, surprennent trois hommes à l'allure louche qui semblent vouloir enterrer quelque chose près de la clairière au dolmen.

 

Il n'en faut pas plus à la petite bande pour décider d'enquêter, surtout qu'un cambriolage a eu lieu récemment dans la région.

 

Réussiront-ils à faire la lumière sur cette mystérieuse affaire ?

 

Je dois bien l'admettre, j'ai rarement été aussi embêtée au moment d'écrire une chronique. En effet, je lis régulièrement des romans jeunesse, j'en relis même certains de mon enfance, et là malheureusement, rien ne m'a plu dans cette histoire.

 

Les personnages ne m'ont pas semblé très fouillés, et surtout "l'enquête" n'a au final rien de palpitant. Les références semées au fil de l'ouvrage, qui sont aussi bien actuelles qu'anciennes (que ce soit Stranger Things ou King Kong), ne font pas très "naturel". Je n'ai pas bien compris leur intérêt, j'avais l'impression que l'auteur voulait montrer qu'il maitrisait certains codes, mais pour moi, cela tombait comme un cheveu sur la soupe.

 

L'évolution de l'histoire ne m'a pas non plus beaucoup intéressé, les enfants interrogent des adultes, remarquent chaque visage inconnu.. OK, et donc ? le pompom est pour la fin [SPOILER] Les gendarmes retrouvent la petite bande au bon moment dans la forêt alors qu'apparemment ils voulaient les interroger et se dirigeaient vers le village, comment ont-ils su exactement où ils se trouvaient ? il n'y a pas d'explication très claire sur ce sauvetage miraculeux [SPOILER]

 

Honnêtement, même si ça n'était pas bien réaliste, il y a plus d'action dans un Club des cinq, là j'ai vraiment été frustrée par cette lecture et je ne suis allée au bout que par acquis de conscience.

 

Pourquoi lire Archibald / Le trésor enfoui ?

 

Et bien, je ne sais pas... l'auteur écrit également des romans policiers, donc je vous conseille de vous tourner plutôt vers ces écrits qui sont bien accueillis par les lecteurs. Côté littérature jeunesse, je vais voir ce que l'avenir me réserve avec d'autres écrivains !

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Cosy Mystery

Tout d'abord, je tiens à remercier Babélio ainsi que les éditions Harper Collins pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une masse critique privilégiée.

 

Un mot sur l'auteur (source : Harper Collins)

 

Leighann Dobbs a été ingénieure-développeuse pendant vingt ans avant de commencer à écrire du cosy mystery. Elle vit dans le New Hampshire avec son époux, un chien et un chat. Et, comme elle aime aussi cuisiner, elle n'hésite pas à partager ses recettes dans ses livres !

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Josie Waters vient de prendre la direction de la maison d'hôte de l'Oyster Cove. Hélas pour elle, un de ses clients se fait tuer, risquant ainsi de ruiner sa réputation à peine acquise.

 

Heureusement, afin de l'aider à trouver le coupable, Josie peut compter sur deux alliés de choix : les chats de la maison, Nero et Marlowe.

 

Ils ne seront pas de trop pour éclaircir cette affaire car Charles Prescott, critique gastronomique pas forcément sympathique, n'avait pas que des amis, et les suspects sont nombreux.

 

Avant tout, je tiens à souligner la très belle couverture de ce roman, les éditions Harper Collins nous gâtent avec de très beaux objets. En commençant cette histoire, j'étais très intriguée par rapport aux chats, en effet, je ne voyais pas vraiment comment ils allaient être introduits sans que cela semble "bizarre". L'auteure a vraiment évité l'écueil et au final, les passages où les félins s'expriment, en alternance avec les humains, sont plutôt réussis, et assez drôles.

 

Sur le fond, ce roman respecte tous les codes du cosy mystery : un meurtre, mais rien de gore ou de sanglant, l'intrigue se passe dans une petite ville où tout le monde se connaît, et l'héroïne en pince pour un ami d'enfance de son frère. Josie est très sympathique, divorcée depuis peu, elle est revenue dans sa ville natale afin de commencer une nouvelle vie et de se rapprocher de sa mère. C'est d'ailleurs la meilleure amie de celle-ci, Millie, qui lui a cédé l'Oyster Cove à un prix modique.

 

Bien sûr, la touche d'originalité vient de Nero et Marlowe, ceux-ci faisaient partie du "package" et Josie a "hérité" d'eux en même temps que de la maison d'hôtes. Les moment qui leur sont consacrés tiennent tout à fait la route, cependant j'avoue que je suis assez curieuse de voir ce que cela va donner sur la durée, afin qu'il n'y ait pas de lassitude.

 

Millie et la mère de Josie, telles des Miss Marple américaines (donc un peu moins subtiles), viennent régulièrement mettre leur grain de sel. Mike, qui me fait un peu penser à son homonyme de Desperate Housewives est délicieusement agaçant, et les chats Nero et Marlowe, qui tentent d'apprivoiser leur nouvelle humaine apportent un vent de fraicheur au genre.

 

Un cadavre dans les pattes tient donc toutes ses promesses, la lecture est agréable et si à un moment j'avais soupçonné le bon coupable, j'ai apprécié la conclusion de l'enquête et l'explication du mobile.

 

Pourquoi lire Un cadavre dans les pattes ?

 

Parce ce qu'un cosy mystery qui met à l'honneur des chats enquêteurs, c'est novateur ! Bien que l'action se passe aux Etats-Unis, on pourrait se croire en Angleterre, l'atmosphère de ce livre en est très proche.

 

De plus, je dois l'avouer, j'ai moi-même un gros faible pour les maisons d'hôte, l'Oyster Cove avait donc tout pour me séduire. En plus, vous pourrez même refaire des recettes de Josie grâce à celles insérées à la fin de ce roman. Amoureux des chats et de la cuisine, qu'attendez-vous ?

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Thriller, #Fantastique

Un mot sur l'auteur

 

Difficile de parler de l'auteur de la saga du Bourbon Kid puisqu'il est anonyme.

 

Ce que l'on sait ? ce serait plutôt un homme, il est britannique et malgré de nombreuses rumeurs, ce n'est pas Tarantino. Le mystère reste entier !

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Un homme, capuche rabattue sur la tête, entre dans le Tapioca, un bar de Santa Mondega. C'est le Bourbon Kid, mais personne ne le soupçonne.

 

Cinq ans plus tard, deux moines de l'île d'Hubal partent à la recherche de l'Oeil de la Lune, une pierre qui leur a été volée.

 

Quel est le lien entre ces deux événements ? Qui est réellement le Bourbon Kid ? Et combien de cadavres vont joncher Santa Mondega ?

 

Lorsque j'ai trouvé ce roman dans une boite à livres il y a quelques années, je n'avais aucune idée qu'il s'agissait du premier tome d'une saga dont le huitième volume a paru le 9 septembre 2021.

 

Je ne savais pas trop où j'allais avec cette histoire, et une chose est sure, c'est un concentré de culture pop. Prenons d'abord la ville de Santa Mondega, on découvre au fur et à mesure qu'il s'agit d'un endroit où les meurtres non élucidés et étranges sont légion, mais qu'il ne font jamais la une des actualités. Une activité fortement surnaturelle y serait connue. Bref, comment ne pas rapprocher Santa Mondega de Sunnydale, la ville de Buffy, qui est la bouche de l'enfer ?

 

Autre référence pour les amateurs, le flic Miles Jensen qui est "Inspecteur en chef des enquêtes surnaturelles", Fox Mulder pour qui "la vérité est ailleurs", n'est pas loin.

 

Ajoutons à cela une mystérieuse jeune femme qui s'éveille d'un coma de cinq ans après avoir survécu à un massacre et Kill Bill se rappelle à nos souvenirs.

 

Vous l'aurez compris, au fil des pages, ce qui semble être un sacré bordel non organisé, se tient en fait de façon tout à fait naturelle.

 

Un tueur à gages qui officie déguisé en Elvis ? une montagne de muscles, idole du patron du Tapioca, Sanchez, et surnommé Rodéo Rex ? Des moines qui se battent comme dans les meilleurs films de kung-fu ? Tous ces personnages jouent leur rôle de façon diablement efficace.

 

A côté de ça, la police locale est bien sûr joyeusement dépassée et peu disposée à arrêter qui que ce soit.

 

Pour encore ajouter un peu de piment à cette histoire, un livre sans nom écrit par un auteur anonyme semble lié à une malédiction. Tous ceux qui l'empruntent se font tuer, et d'une manière particulièrement atroce.

 

Il est difficile de résumer clairement ce roman, mais pour ma part, ce fut une lecture particulièrement réjouissante. Malgré cette atmosphère de grand n'importe quoi, de fusillades, meurtres et massacres en série (l'auteur n'hésite pas à tuer des personnages qu'il a pris grand soin à introduire), tout tient la route.

 

Jusqu'aux dernières lignes du livre, les révélations sont présentes et je n'ai absolument rien vu venir.

 

C'est avec regret et satisfaction que j'ai refermé ce premier tome.

 

Pourquoi lire Le livre sans nom ?

 

Il y a tout de même quelques pré-requis, si vous aimez les références que j'ai cité, que vous n'avez pas peur de croiser des cadavres tout au long d'un roman, que vous aimez en vrac Tarantino, les vampires, les éclipses, Bruce Lee, Une nuit en enfer, le bourbon (ou pas)... ce roman vous plaira.

 

Passez votre chemin en revanche si vous êtes sensible au sang et que vous aimez savoir dans quelle catégorie ranger un roman, celui-ci est inclassable.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Manga

Avant d'être une série de mangas, cette histoire a paru sous le format de light novel au Japon (des romans "légers", en général assez courts et destinés à de jeunes adultes). En France, la première partie est terminée et comprend 7 tomes, le premier tome de la deuxième partie va paraitre le 26 novembre 2021.

 

Le scénario est écrit par Miya Kazuki, les dessins sont réalisés par Suzuka et le design des personnages par You Skiina.

 

Ce que raconte cette série de mangas et ce que j'en pense

 

Urano Motosu est une jeune fille qui adore lire, cependant, elle perd la vie lors d'un séisme, écrasée par ses livres bien-aimés...

 

Son histoire pourrait s'arrêter là, mais elle se réveille dans le corps de Maïn, une petite fille de 5 ans. Son monde semble assez similaire au nôtre, et l'époque ressemble au Moyen-Age.

 

Dans ce nouvel environnement, Urano / Maïn va devoir s'adapter pour survivre, et surtout, trouver un moyen de lire, ce qui semble presque impossible car la lecture est apparemment réservée aux riches, et la famille de Maïn est assez pauvre.

 

Cette série de mangas est la première que je lis de bout en bout et j'en ai aimé chaque tome. En effet, cette histoire m'a emportée avec elle et l'évolution de Maïn, son adaptation à sa famille, à tout un nouveau mode de vie est très intéressante à suivre. Ce qui m'a particulièrement séduit c'est que nous découvrons ce monde différent en même temps que Maïn. Un autre alphabet, la façon de compter, un système de classes et de métiers... tout est inédit, et en plus on s'aperçoit peu à peu que la magie fait à présent partie du quotidien de Maïn.

 

Au fil des volumes, Maïn s'affirme dans sa vie et parvient à se lier à un important marchand : Benno. Elle entraine également dans son sillage créatif le jeune Lutz qui va rapidement devenir son meilleur ami ainsi que son protecteur.

 

Toutefois, en montrant une maturité exceptionnelle pour son âge, Maïn commet parfois quelques erreurs qui peuvent mettre en cause sa véritable identité.

 

En plus de cela, elle est assaillie, dès qu'elle est soumise à une forte émotion, par une fièvre qui semble la consumer.

 

Malgré toutes ces difficultés, Maïn garde son optimisme, soutenue par sa famille. D'ailleurs, j'aime également beaucoup les passages où nous la voyons en leur compagnie. Son père est particulièrement touchant, maladroit dans ses sentiments et jaloux du moindre homme, petit ou grand, qui approche Maïn de trop près.

 

Lorsque je vois le chemin parcouru par Maïn entre le tome 1 et le tome 7, je ne peux qu'admirer le scénario de cette histoire. Même si à la base, ils s'agit plutôt d'un récit destiné à de jeunes adultes, toute personne aimant lire autant qu'Urano ne pourra qu'apprécier cette série de mangas.

 

De plus, les dessins sont adorables, Maïn est à croquer, chaque personnage est vraiment réussi. Une mention spéciale à Lutz, un petit garçon charmant et déterminé, ainsi qu'à Benno, qui sous un aspect dur est en fait un tendre.

 

Pourquoi lire La petite faiseuse de livres ?

 

Tout simplement parce que cette série est réussie et vous fera passer un très bon moment de lecture. En plus, les mangas sont beaux, les couvertures magnifiques, et si vous soulevez les jaquettes, de jolies petites surprises vous attendent.

 

J'ai hâte d'attaquer la deuxième partie dans quelques semaines !

 

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Policier

Un mot sur l'auteur

 

Une de mes premières chroniques concernait Le monde perdu, je vous invite donc à aller voir la biographie de l'auteur sur ce lien.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Tout le monde croit que Sherlock Holmes est mort lors de son affrontement avec Moriarty, y compris le docteur Watson. Cependant, il réapparait à la faveur d'une affaire qui lui lui permettra de refaire surface officiellement sans danger.

 

Tout au long de treize histoires, choisies et racontées par Watson, nous suivons l'incroyable esprit de déduction de ce détective légendaire.

 

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ouvert un Sherlock Holmes, le dernier livre de Conan Doyle que j'avais lu était Le monde perdu (que j'invite tout le monde à découvrir, c'était un véritable régal !) Je procède pour cette série comme pour Arsène Lupin, je laisse le hasard les mettre sur ma route. Je n'avais donc pas lu auparavant Le dernier problème qui raconte l'ultime duel de Holmes avec son ennemi de toujours, le professeur Moriarty. Cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce recueil de nouvelles.

 

Bien sûr, toutes les histoires présentées ici ne sont pas aussi réussies les unes que les autres, cependant, j'ai beaucoup aimé dans l'ensemble la façon dont Holmes résout les affaires. Il y a dans ce personnage les prémices du Mentaliste par exemple. En effet, son attention au moindre détail peut faire passer ses conclusions pour un événement quasi-surnaturel alors qu'il s'agit uniquement de logique.

 

Si la nouvelle d'introduction n'est pas ma préférée, certaines m'ont particulièrement marqué comme Charles Auguste Milverton, Le pince-nez en or ou La deuxième tache.

 

Holmes est une légende du roman policier, au même titre qu'Hercule Poirot et la plume de Conan Doyle est très agréable, comme toujours. J'aime beaucoup le caractère de ce détective, totalement imbu de lui-même et qui est le précurseur de tellement de héros de séries, de films... il fait réellement partie de la culture populaire et rien que pour ça, cette lecture en vaut la peine.

 

Pourquoi lire Résurrection de Sherlock Holmes ?

 

Cette succession de nouvelles nous permet de nous mesurer à Holmes, arriverons-nous à découvrir la vérité avant lui ? Quel élément nous a échappé ? 

 

De plus, ce recueil nous montre également que Holmes sait parfois faire des entorses à la loi et qu'il décide si tel ou tel coupable mérite d'être arrêté ou non.

 

Bref, si vous aimez les héros qui sont loin d'être irréprochables, notre résident de Baker Street ne pourra que vous plaire.

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