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Pour les amoureux de la lecture, des bibliothèques, des livres et des mots. Ce blog soutient les libraires indépendants ainsi que le boycott d'Amazon.

Publié le par Agnès
Publié dans : #Autour de la lecture

Bien que le temps n'était pas très clément aujourd'hui, une accalmie m'a permis d'aller à la boite à livres.

 

Voici ce que j'ai déposé :

 

 

Et voici ce que j'ai trouvé :

 

 

- Fleur de cadavre d'Anne Mette Hancock : bien que j'essaie de diversifier mes lectures, impossible pour moi de résister à l'appel d'un polar de temps en temps. En plus je ne crois pas avoir déjà lu d'auteure danoise (confirmé par la carte de Livraddict, j'ai lu un auteur danois, Jussi Adler-Olsen), le quatrième de couverture m'a bien intrigué, encore une bonne découverte je pense !

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Contemporain

Tout d'abord, je tiens à remercier les Editions du Seuil ainsi que Babélio pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une masse critique privilégiée.

 

Un mot sur l'auteur

 

Après L'apiculteur d'Alep (chronique disponible ici), c'est le deuxième roman de Christy Lefteri que j'ai l'occasion de lire. Sa plume est toujours aussi agréable, sensible, précise, pleine d'humanité et de vérité. Elle qui est née à Londres de parents chypriotes nous offre avec ce livre un regard sans concession sur la réalité de la vie à Chypre.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Nisha est la nourrice d'Aliki, la fille de Petra, son employeuse. Elle a disparu brusquement, n'emportant aucun de ses effets personnels. Yiannis, le locataire de Petra est aussi inquiet qu'elle. Nisha était tout pour lui et il a peur d'avoir provoqué sa fuite.

 

A travers les regards de Petra et de Yiannis, nous découvrons Nisha, ses joies, ses peines, l'éternel déchirement de sa vie.

 

Au-delà de l'histoire de Nisha, ce sont toutes ces femmes, invisibles aux yeux de beaucoup, leurs destins, leurs espoirs et l'incompréhension de leurs choix par les chypriotes qui nous frappent. Et c'est également la face sombre de cette île qui nous est révélée.

 

Tout comme avec L'apiculteur d'Alep, j'ai appris énormément de choses grâce à ce roman. Je ne connaissais pas du tout l'histoire de Chypre et j'ai aimé prolonger ma lecture en me renseignant par moi-même. Christy Lefteri a réellement le don de rendre ses personnages vivants, humains, attachants. En suivant en alternance les relations respectives de Petra et Yiannis avec Nisha, nous découvrons tour à tour le point de vue de sa patronne et de son amant.

 

Ainsi, Petra nous apparait avec ses qualités et ses défauts. Elle est sincèrement inquiète pour Nisha, et elle est également déboussolée de devoir s'occuper seule de sa fille Aliki. La disparition de Nisha lui fait prendre conscience de tout ce que celle-ci accomplit au quotidien. Et par ricochet, Petra va s'intéresser aux autres employées de maison.

 

Yiannis, quant à lui, a tout simplement perdu l'amour de sa vie. En cachette de Petra, il passait la plupart de ses nuits avec Nisha. Il est en plus torturé par le fait de braconner, aussi piégé que les oiseaux qui se prennent dans ses filets. La disparition de sa bien-aimée l'a anéanti, lui qui voulait lui offrir une vie meilleure.

 

Ce roman m'a beaucoup touché, il est à la fois dur, poétique et terriblement réel, tout comme les faits dont il s'inspire.

 

Pourquoi lire Les oiseaux chanteurs ?

 

Encore une fois, Christy Lefteri nous offre une intrigue très documentée, mais qui n'occulte pas de magnifiques descriptions, ou des passages émouvants. A travers des protagonistes tout simplement humains, pris entre des responsabilités, des sentiments et des regrets, l'auteure nous ouvre les yeux sur une réalité dont nous n'avons pas forcément connaissance.

 

C'est un livre nécessaire et qui ne peut pas laisser indifférent.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Autour de la lecture

Tout d'abord, je dois être honnête, c'est hier que je suis allée à la boite à livres malgré un temps plutôt déprimant (cela dit, j'aurais pu essayer de m'envoler, mais je n'ai pas réussi...)

 

Découvrez ci-dessous ce que j'ai déposé :

 

 

Et voici ce que j'ai trouvé :

 

 

- Derrière la vitre de Robert Merle : Ce livre raconte la journée du 22 mars 1968, du point de vue de Robert Merle, alors professeur à Nanterre. Ce jour-là, la salle du conseil fut envahie par des "gauchistes" qui réclamaient la libération de militants opposés à la guerre du Viêt Nam. C'est une date importante préfigurant mai 1968 et je n'en connaissais pas l'existence. Ce sera ma première lecture à ce sujet, j'espère avoir bien choisi.

 

- Un cauchemar de Jean-Jacques Brochier : Ce roman parle d'un homme qui a tué une femme, de tout ce qu'il noie dans l'alcool, d'une vie plutôt désespérée. Je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé à Pierre Lemaitre en lisant le 4ème de couverture et j'ai eu envie de tenter ma chance avec ce livre.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Thriller

Un mot sur l'auteur (source : Wikipédia)

 

Nicolas d'Estienne d'Orves est un écrivain et journaliste français né le 10 septembre 1974 à Neuilly-sur-Seine.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

En 1995, en Allemagne, quatre hommes se suicident de la même façon, et ils sont tous retrouvés avec la main droite amputée.

 

2005, à Paris, l'énigmatique Vidkun Venner reçoit une mallette contenant quatre mains momifiées. Il contacte une jeune journalise, Anaïs, afin d'écrire un livre sur les Lebensborn, ces haras humains où les nazis voulaient créer une "race pure".

 

Entre passé et présent, l'étau se resserre autour de Vidkun et d'Anaïs, les entrainant vers une vérité glaçante...

 

En attaquant ce pavé de 750 pages, j'étais plutôt confiante. En effet, le prologue est tout à fait terrifiant par son impitoyable description d'un accouchement dans un Lebensborn.

 

Ensuite, nous entrons dans le vif du sujet et faisons connaissance avec l'un des deux personnages principaux : Anaïs. Malheureusement, cette dernière m'a tout bonnement insupportée tout au long de l'intrigue. Immature, agaçante, passant de l'indifférence (ou plutôt la feignant) à des "Mon amour" à tout bout de champ envers Clément... Désolée, mais cette protagoniste n'a cessé de me faire lever les yeux au ciel tellement elle m'a semblé factice et peu sympathique.

 

Le personnage de Vidkun est beaucoup plus intéressant et finalement plus nuancé qu'on ne pourrait le croire. On l'aime et on le déteste à tour de rôle, il est ambigu et il est vraiment difficile de savoir si c'est un "méchant" ou un "gentil".

 

Concernant l'intrigue, mon avis est en demi-teinte, je n'ai vu que des critiques élogieuses avant de lire ce roman, mais pour ma part, je suis dubitative. Tout d'abord, à force de lire des romans utilisant l'alternance passé/présent, je crois que je commence à me lasser de ce procédé narratif. De plus, j'ai eu l'impression de me faire balader à droite et à gauche, avec bien sûr des cliffhangers, des révélations, des complots... bref, si j'apprécie tout ça dans un Indiana Jones (je fais référence bien sûr à son opposition légendaire avec les nazis), ici j'ai presque envie de dire "Tout ça pour ça ??" Parce qu'au final, je n'ai pas vraiment appris énormément de choses sur les Lebensborn. Certes, c'est une fiction, mais j'ai comme l'impression de m'être fait avoir. Je suis allée au bout de ma lecture car c'est vrai, ça se lit facilement, mais la conclusion de l'intrigue ne m'a pas fait changer d'avis. Oui, tout trouve une réponse, mais certains faits sont balayés très rapidement, et je n'ai pas été convaincue par certaines explications.

 

Vous l'aurez compris, ce n'est pas un coup de coeur...

 

Pourquoi lire Les orphelins du mal ?

 

Ce roman est un pavé, il faut donc avoir un peu de temps devant soi. Même si l'intrigue n'a pas fonctionné sur moi, le rythme, l'action, permettent une lecture aisée et même plaisante. Et surtout, si vous supportez Anaïs, vous aurez beaucoup moins de mal que moi à apprécier ce livre.

 

A vous de vous faire votre propre opinion ! 

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Autour de la lecture

Ce petit article récurrent vous permet de connaitre les 5 prochains livres qui se trouvent dans ma PAL (Pile A Lire). Celle-ci regroupe à présent tous les livres que j'achète (neuf ou occasion) ou que l'on m'offre. Ceux que que je trouve dans la boite à livres sont à présent dans une PAL parallèle (et oui...). Je lis donc en permanence 2 livres : un issu de ma PAL "classique" et un issu de ma PAL "boite à livres". Parfois, un 3ème qui vient d'une masse critique Babélio s'ajoute.

 

 

- Je sais pas de Barbara Abel

 

Ce roman m'a été offert par mes parents il y a quelques années, je ne connais pas du tout cette auteure et la couverture m'intrigue ainsi que le résumé du livre... j'ai hâte !!

 

 

Le voleur d'ombres de Marc Levy

 

Encore un roman de Marc Levy trouvé dans les kiosques à livres de Saint-Cyr-Sur-Mer (j'ai lu il y a peu Les enfants de la liberté), en espérant que je ne serai pas déçue !

 

 

- Le cercle de Bernard Minier

 

Pour être totalement honnête, j'ai commencé Une putain d'histoire du même auteur il y a quelques semaines et j'avais vu Glacé en série. Apparemment, je n'aurais pas fait le bon choix en commençant avec un roman où Martin Servaz n'apparait pas, je verrai bien après l'avoir terminé, et surtout en attaquant Le cercle. A suivre !

 

 

Que ta chute soit lente de Peter James

 

Encore un auteur que j'ai envie de découvrir, vraiment, les boites à livres m'aident à élargir mes champs de lecture ! il me reste juste à accélérer mon rythme de lecture pour rattraper mon immense retard...

 

 

- Ce que savait le chat de Martha Grimes

 

J'ai lu un seul roman de Martha Grimes jusqu'ici et j'avoue que ce n'était pas vraiment un coup de coeur, il s'agissait également d'une enquête de Richard Jury. J'avais aimé l'idée globale mais pas vraiment l'intrigue, j'espère que ce roman me plaira plus.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Roman

Un mot sur l'auteur

 

Y-a-t-il réellement besoin de présenter Marc Levy ? cet auteur est sujet à polémique, autant aimé que détesté, une chose est sûre, il ne laisse pas indifférent.

 

Pour ma part, j'ai une "relation" un peu compliquée avec son écriture. J'avais adoré Et si c'était vrai..., mais ensuite j'étais tombée de haut avec Sept jours pour une éternité que je n'avais pas du tout apprécié.

 

Des années plus tard, j'ai redonné sa chance à Marc Levy, j'ai lu L'horizon à l'envers et ce fut une belle lecture. Voilà pourquoi je me laisse de nouveau tenter... en espérant ne plus être déçue.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Parce qu'il veut entrer dans la Résistance, Raymond devient Jeannot. Avec son frère et sa brigade, il entame son combat contre l'ennemi, tous, jeunes, orgueilleux et fiers veulent préserver la France. Résister, ne pas céder, même lorsque tout semble perdu, même lorsque le combat leur arrache des amis, des proches ou les éloigne de leur famille.

 

Sans certitude de réussir ou de survivre, tous ces enfants de la liberté attendent que le printemps revienne...

 

Jusqu'ici, je n'avais lu que des romans de pure fiction de Marc Levy, et il est certain que cette histoire, inspirée par les vies de son père et de son oncle, est bien éloignée de ses écrits habituels.

 

Il m'est toujours difficile de plonger dans cette période de par sa dureté et sa "fraicheur", ici nous sommes vraiment au coeur d'un groupe de jeunes résistants et nous assistons à leurs actions, à leur quotidien.

 

Certes, ce roman est forcément plutôt réaliste, cependant, malgré l'intérêt suscité par Jeannot et sa bande et même si certains moments m'ont touché ou révolté, je reste un peu partagée sur l'ensemble. J'aurais aimé être en totale empathie avec les personnages, il m'a ma manqué un je-ne-sais-quoi dans l'écriture pour être en immersion avec eux.

 

On se doute que les pertes seront importantes, mais apprendre parfois des pages et des pages avant que cela arrive, la mort d'un personnage, n'apporte pas de valeur ajoutée à l'intrigue.

 

J'ai par contre apprécié le fait qu'il soit souligné plusieurs fois qu'il n'y avait pas que des résistants français qui combattaient ici. On oublie encore trop souvent cela, et il est important de s'en souvenir, et de le transmettre.

 

Malgré ces défauts, j'ai aimé ce roman, même si parfois, des passages étaient très durs à lire en raison de leur trop réelle cruauté.

 

Pourquoi lire Les enfants de la liberté ?

 

Avec ce roman, vous êtes au centre de l'action, et la réalité du quotidien d'un groupe de résistants vous frappera en plein visage.

 

Ce n'est pas un livre léger évidemment, et il faut être conscient que c'est certes romancé, mais très fortement inspiré de faits réels.

 

Je salue l'hommage de Marc Levy à sa famille, en espérant que nous n'aurons pas besoin à l'avenir que d'autres enfants de la liberté se sacrifient pour notre pays.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Contemporain

Tout d'abord, je tiens à remercier Babélio ainsi que les éditions Le Passage pour l'envoi de ce livre dans le cadre de ma participation à la masse critique de janvier 2022.

 

Un mot sur l'auteur (source : Editions Le Passage)

 

Isabelle Dangy est l'auteur de L'Atelier du désordre, paru aux éditions Le Passage en 2019 (finaliste du prix Goncourt du premier roman). Elle a également publié plusieurs études, consacrées à Georges Perec notamment, mais aussi à divers écrivains contemporains (Philippe Claudel, Marie Darrieussecq, Jean Echenoz ou encore Jean-Philippe Toussaint). Avec Les Nus d'Hersanghem, de sa plume alerte et ludique, elle insuffle la vie à ses nombreux personnages et emmène le lecteur sur les sentiers d'un territoire plus grand que nature, celui de la littérature.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

Hersanghem est une ville semblable à tant d'autres. Chaque habitant a son histoire, plus ou moins liée à celle de la cité. Comme tous les ans, à l'occasion de la braderie, les animations battent leur plein. Pourtant, des incidents, plus ou moins importants, viennent troubler l'ordre des choses.

 

Nus ou habillés, tous les protagonistes se souviendront de cette journée particulière, car il n'y a pas que les vêtements qui servent à dissimuler notre apparence...

 

Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps, mais je dois l'avouer, il m'a été très difficile de quitter ce roman. J'aurais aimé pouvoir le lire d'une traite, et aussi ne jamais le terminer, tel est le paradoxe dans lequel est pris le lecteur embarqué par l'auteur. La particularité de ce livre est que chaque chapitre porte le nom d'un lieu d'Hersanghem, à part de très rares exceptions. A travers ce lieu, nous découvrons également ceux qui y sont liés, approchons les habitants, leurs petits secrets, ou plus simplement leur vie. Dans le prélude, nous faisons la connaissance de Grégoire Arakelian, tout nouveau dans cette ville, muté et désespéré de ne pas avoir réussi à convaincre sa fiancée de le rejoindre. Insomniaque et photographe amateur, il est l'un des fils rouges de cette histoire.

 

Hersanghem intrigue, car c'est une ville qui semble hésiter entre passé et présent. Un guetteur veille toujours du haut du beffroi, cependant l'espace Alpha, ou la piscine Charles Warembourg tentent de donner une image plus dynamique. Comme partout, il y  a des jeunes et des vieux, des solitaires et des amoureux. Tout pourrait sembler si banal, si normal... Tour de force de l'auteure, nous passons d'un endroit à un autre, d'un personnage à un autre également, sans arrêt, mais même leurs gestes les plus anodins sont décrits avec soin. Comme si tout ce que nous faisons, chaque regard, chaque pensée, tout méritait d'être consigné.

 

Lire et découvrir Hersanghem, c'est un peu comme avoir le pouvoir d'entrer dans chaque maison que l'on observe, en simple spectateur et de comprendre. En somme, c'est un peu du voyeurisme, mais très bienveillant.

 

A quasiment chaque fin de chapitre, le même événement vient troubler les protagonistes, laissant le lecteur aussi dérouté qu'eux. On peut tout imaginer à ce sujet, et là encore Isabelle Dangy montre qu'elle a construit son puzzle sans rien laisser au hasard.

 

Tout le cheminement de ce roman est plus qu'agréable à suivre, cette construction m'a embarquée, c'était un réel plaisir de lecture.

 

Pourquoi lire Les nus d'Hersanghem ?

 

Parce que cela fait du bien de suivre une intrigue où tout se construit, petit à petit, comme un peintre qui d'abord esquisse un paysage puis vient appuyer des détails, ajouter des couleurs.

 

Ce roman ne raconte pas une seule histoire, il en raconte autant qu'il y a d'habitants, de lieux, à Hersanghem. Nous ne faisons qu'en croiser certains, mais parfois, au détour d'une page, nous nous rappelons, comme d'une vieille connaissance, en nous disant "oh, c'était lui !"

 

En ce début d'année, je suis heureuse de pouvoir dire que ce roman a été un vrai coup de coeur et j'espère qu'il rencontrera son public.

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Manga

 

 

Je suis tombée sur le premier tome de ce manga totalement par hasard au détour d'un rayon. Lorsque je l'ai feuilleté, j'ai aimé le dessin, le résumé m'a plu, et comme il était indiqué que la série ne comprenait que 5 tomes, je me suis lancée.

 

Tout au long de cette petite saga, nous suivons l'histoire autobiographique d'Akiko, et particulièrement de sa relation (mentor/élève) avec son professeur de dessin, M. Hidaka.

 

 

La mangaka qui a écrit "Trait pour trait" revient sur sa jeunesse en tant qu'étudiante avec beaucoup de lucidité et sans concession envers son comportement de l'époque.

 

Au départ, M. Hidaka nous apparait comme quelqu'un de très dur (il frappe tout de même ses élèves avec de gros morceaux de bambou !), j'ai souvent lu que sa personnalité dérangeait certains lecteurs. Pour ma part, même si je le trouve bien sûr "fou" par moments, au fur et à mesure des tomes, sa détermination à voir ses élèves réussir, le fait qu'il ne lâche jamais Akiko, même lorsque celle-ci ne fait que pas d'efforts dans ses études, tout ceci le rend attachant.

 

 

En plus de nous faire partager ses jeunes années, Akiko nous dévoile également beaucoup de choses sur le métier de mangaka et les difficultés qu'il comporte (délais à tenir, étapes de préparation...)

 

En fait, Trait pour trait est à la fois une autobiographie, un hommage émouvant, mais aussi parfois très drôle, d'une élève à son professeur et une histoire qui nous aide à comprendre le chemin à parcourir pour exercer le métier rêvé.

 

C'est une série de mangas très bavarde, il y a beaucoup à lire et j'étais triste de la terminer. Akiko et M. Hidaka sont vraiment des personnages attachants , que l'on aime avec leurs défauts et leurs qualités.

 

 

Je salue vraiment le travail de cette mangaka car elle ne s'épargne pas et ne cherche pas à donner d'elle une image parfaite. Et lorsque l'on lit ce qu'elle pense de son attitude parfois égoïste de jeune adulte, on ne peut que se rappeler de nos propres erreurs à cet âge...

 

Trait pour trait est en tout cas une belle série, remplie de jolis moments, et aussi d'humour et d'émotion. Lorsque j'y repense, c'est la voix de M. Hidaka qu'il me semble entendre et il ne dit qu'une chose : "Dessine !"

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Lectures, #Policier, #Historique

Un mot sur l'auteur (source : Wikipédia)

 

Umberto Eco, né le 5 janvier 1932 à Alexandrie dans le Piémont et mort le 19 février 2016 à Milan, est un universitaire, érudit et écrivain italien. Reconnu pour ses nombreux essais universitaires sur la sémiotique, l'esthétique médiévale, la communication de masse, la linguistique et la philosophie, il est surtout connu du grand public pour ses oeuvres romanesques.

 

Titulaire de la chaire de sémiotique et directeur de l'Ecole supérieure des sciences humaines à l'université de Bologne, il en était professeur émérite depuis 2008.

 

Ce que raconte ce livre et ce que j'en pense

 

En l'an 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné par son secrétaire Adso de Melk, arrive dans une abbaye située entre Provence et Ligurie.

 

Pris dans les luttes de pouvoir provoquées par le pape Jean XXII et l'Empereur Louis IV du Saint-Empire, Guillaume est prié par l'Abbé de faire la lumière sur la mort suspecte d'un moine.

 

Débutent alors sept jours d'enquête, de mystères, de morts et de débats de haute volée.

 

Sept jours pour trouver la vérité, ou pour sombrer dans la folie.

 

Le nom de la rose fait partie des romans qui m'intimident, ou plutôt faisait partie puisque j'ai dépassé mes craintes le concernant et que je l'ai enfin lu !

 

Dès les premières pages, j'ai eu l'impression de ne pas avoir quitté Sherlock Holmes (j'avais lu un recueil de nouvelles de ses aventures juste avant), puisque Guillaume s'est lancé dans une série de déductions dignes du grand détective londonien.

 

Passée cette entrée en matière plutôt rassurante, lorsque Guillaume et Adso entrent dans le vif du sujet, les difficultés sont arrivées.

 

Peut-être est-ce parce que j'ai lu une édition des années 1980, mais il est difficile d'apprécier pleinement une lecture si des passages en latin (parfois des paragraphes entiers !) ne sont pas traduits...

 

De plus, les joutes verbales et le contexte historique rendent parfois la compréhension des faits et les enjeux ardus.

 

Si on excepte (et accepte) ces désagréments, il reste une histoire très bien pensée, avec des réflexions très intéressantes sur le rire (qui est une composante importante de l'intrigue), et une érudition incontestable de l'auteur qui nous plonge pleinement au Moyen-Age en en rendant parfaitement la complexité, notamment sur les questions de religion. Certes, l'enquête est le fil rouge du roman, mais Le nom de la rose n'est pas que cela, c'est aussi un "instantané" d'une époque trouble et qui montre combien chacun devait composer avec des avis opposés tout en suivant sa voie.

 

Pourquoi lire Le nom de la rose ?

 

Je dois être honnête, ce livre demande une concentration particulière, on ne peut pas le prendre juste pour cinq minutes. En venir à bout est un challenge, mais cela en vaut la peine. J'espère toutefois que les éditions récentes contiennent des notes, sinon cela engendre forcément de la frustration (notamment sur la toute dernières phrase du livre... merci Internet ! sinon je n'aurais pas pu la comprendre).

 

Cependant, si vous aimez Sherlock Holmes et le Moyen-Age, suivez Guillaume et Adso, vous ne le regretterez pas !

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Publié le par Agnès
Publié dans : #Autour de la lecture

Et voici le premier rendez-vous de l'année de la boite à livres !

 

Voici ce que j'ai déposé aujourd'hui :

 

 

Et voici ce que j'ai trouvé :

 

 

- Le fil des souvenirs de Victoria Hislop : Je n'ai pas encore lu L'île des oubliés de la même auteure, mais j'avoue que comme je ne vois que des louanges sur elle et que je connais mal l'histoire de la Grèce, j'espère bien combler mes lacunes grâce à ce roman.

 

- Du haut de Portissol de Nigel van Vooren : Pour le coup, on ne peut pas faire plus proche comme littérature régionale car Portissol est un quartier de Sanary. A travers ce roman, je vais donc en apprendre sur l'histoire de notre ville voisine, notamment pendant la seconde guerre mondiale. Je suis très curieuse d'en savoir plus !

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